Un article pour les germanophones.

Davon geht die Welt nicht unter


Wenn mal mein Herz unglücklich liebt
Ist es vor Kummer unsagbar betrübt
Dann denk ich immer
Alles ist aus
Ich bin so allein
Wo ist ein Mensch der mich versteht
So hab ich manchmal voll Sehnsucht gefleht

Tja, aber dann gewöhnt ich mich dran
Und ich sah es ein

Davon geht die Welt nicht unter
Sieht man sie manchmal auch grau
Einmal wird sie wieder bunter
Einmal wird sie wieder himmelblau
Geht mal drüber und mal drunter
Wenn uns der Schädel auch graut
Davon geht die Welt nicht unter
Sie wird ja noch gebraucht
Davon geht die Welt nicht unter
Sie wird ja noch gebraucht

PS : I don't love anybody. I really don't.
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# Posté le mardi 22 décembre 2009 08:10

Modifié le samedi 09 janvier 2010 16:47

Le Dieu Calmar

Le Dieu Calmar
"Enfin je m'assoupis et je fis alors un rêve étrange, frappant. J'étais un grand Dieu-calmar et je régnais sur une très belle ville murée faite d'eau et de pierre blanche. Le centre, surtout, était entièrement d'eau, et de hauts immeubles s'élevaient autour. Ma ville était peuplée d'humains, qui me vénéraient; et j'avais délégué une partie de mon pouvoir et de mon autorité à l'un d'entre eux, mon Serviteur. Mais un jour je décidai que je voulais tous ces humains hors de ma ville, au moins pour un temps. Le mot d'ordre fusa, propagé par mon Serviteur, et immédiatement des foules se mirent à fuir par les portes de la ville, pour aller attendre dans des taudis et des cahutes entassées dans le désert au-delà des murs. Mais ils n'allaient pas assez vite à mon goût et je commençai à me débattre violemment, faisant bouillonner l'eau du centre avec mes tentacules, et avant de les replier et de me ruer sur des essaims d'humains terrifiés, fouillant et rugissant de ma voix terrible : "Dehors ! Dehors ! Dehors !" Mon Serviteur courait furieusement de tous les côtés, commandait, guidait, instruisait les retardataires, et de cette manière la ville se vidait. Mais dans les demeures les plus proches des murs, et les plus éloignées des eaux où je déchargeais ma rage divine, des groupes d'humains ne tenaient pas compte de mes commandements. C'étaient des étrangers, pas réellement conscients de mon existence, de mon pouvoir sur cette cité. Ils avaient entendu les ordres d'évacuation, mais les trouvaient ridicules et n'y prêtaient pas attention. Mon Serviteur dut aller voir ces groupes un par un, pour les convaincre diplomatiquement de partir : telle cette conférence d'officiers finlandais, qui protestaient parce qu'ils avaient loué l'hôtel et la salle de conférence et payé d'avance, et n'allaient pas partir comme ça. Avec ceux-ci, mon Serviteur devait mentir avec finesse, leur dire par exemple qu'il y avait une alerte, un grave danger extérieur, et qu'ils devaient évacuer pour leur propre sécurité. Je trouvais cela grandement humiliant, car la vraie raison était ma Volonté, ils devaient partir parce que je le désirais, et non pas parce qu'on les enjôlait. Ma rage croissait, je me débattais, je rugissais de plus belle, envoyant d'énormes vagues s'abattre à travers la ville. Lorsque je me réveillai la pluie continuait à ruisseler derrière les vitres."

Jonathan Littell, Les Bienveillantes, pages 145/146 de mon édition.


Dédié à un morse gras et luisant qui j'en suis sûre aime le Grand Dieu Calmar.

# Posté le jeudi 29 octobre 2009 15:07

Modifié le mercredi 11 novembre 2009 09:45

Vom Himmel durch die Welt zur Hölle...

Vom Himmel durch die Welt zur Hölle...
Cela fait longtemps que je n'étais pas venue ici... Pas vraiment venue en tout cas. Entre temps, il y a eu la Russie, il y a eu Paris, il y a eu les Balkans, il y a eu Marseille, et il y a eu mes déboires divers et variés. Qu'en dire ? Pas grand chose, tout le monde s'en fout.

Je suis en train de lire Les Bienveillantes. C'est intéressant. C'est complexe. C'est violent. C'est dément. Et surtout, c'est un miroir ce livre. Je me reconnais parfois dans le personnage principal.

"Si je ne peux l'avoir, elle, alors quelle différence tout cela peut-il me faire ? [...] Après, sans doute, c'est devenu une habitude. Lorsque je regardais des filles, essayais de m'imaginer prenant leurs seins laiteux dans ma bouche puis frottant ma verge dans leurs muqueuses, je me disais : A quoi bon, ce n'est pas elle et ce ne le sera jamais. Mieux vaut donc que moi-même je sois elle et tous les autres, moi. Ces autres, je ne les aimais pas, je vous l'ai expliqué du premier abord. Ma bouche, mes mains, ma verge, mon cul les désiraient, parfois intensément, à en perdre le souffle, mais d'eux je ne voulais que leurs mains, leur verge et leur bouche. Cela ne veut pas dire que je ne ressentais rien. "

page 193 de mon édition.

Bien entendu que le plus intéressant c'est d'abord la deuxième guerre mondiale telle qu'elle nous est racontée, c'est cette épopée à travers l'Europe d'alors. Mais au niveau de la structure mentale, le personnage est un des plus passionnants qu'il m'aie été donné de connaître. Parce que ça aurait pu être moi, ou toi qui me lis, ou l'autre, là bas.

Le Dieu Calamar vous salue.
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# Posté le samedi 26 septembre 2009 16:03

Trop plein de ce quotidien morne et répétitif

Trop plein de ce quotidien morne et répétitif
Ce décor onirique me donne envie de repartir. Loin d'ici.

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Pour illustrer mon propos, voici un poéme récupéré cet après midi sur les murs du bahut.

Partir donc,...

Partir donc,
Puisque rester était devenu invivable
Puisque telle était l'inclinaison
De la fatalité et du désir.
Assez vu. Assez eu. Assez connu.
Le trop plein marque une insuffisance.

Mise à l'épreuve dans sa capacité à changer
Radicalement la vie,
La poésie a échoué à excéder la littérature.
Mais, dans l'oubli même
Elle demeure pour nous en avance sur la vie,
Tout du moins par sombres éclats,
De ce qu'elle nous laisse percevoir de l'inconnu,
De son effroi et de sa splendeur,
Et dans le silence qui lui succède
Résonne à l'infini la question de la limite
Que le poète formula par l'épreuve de sa vie.

Partir donc, puisqu'ici demeure trop étriqué,
Qu'on ne peut s'y soumettre,
Et qu'on veut tirer un trait, franchir un versant,
Et puisqu'enfin depuis longtemps agissent
Le rêve primitif de l'Orient
Et la tentation du soleil.

Jean Pierre Chambon, extrait du recueil "Rimbaud ou la tentation du Soleil"

Image: Lac d'Ohrid, Macédoine.
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# Posté le dimanche 14 octobre 2007 08:42

Modifié le jeudi 28 janvier 2010 16:25

JUGOSLAVIJA TOUR 2009

JUGOSLAVIJA TOUR 2009
Première étape : Münich après une journée de train depuis L.

# Posté le mardi 18 août 2009 17:33

Modifié le mercredi 19 août 2009 02:43

I love Austria

I love Austria
Un paysage autrichien, vu depuis la fenêtre du Münich-Beograd.
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# Posté le mardi 18 août 2009 17:35

Modifié le mercredi 19 août 2009 02:44

Austria 2

Austria 2
Même légende que pour la précédente
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# Posté le mardi 18 août 2009 17:36

Modifié le mercredi 19 août 2009 02:44

Austria 3

Austria 3
Idem
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# Posté le mardi 18 août 2009 17:36

Modifié le mercredi 19 août 2009 02:44

Austria 4

Austria 4
Autriche.
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# Posté le mardi 18 août 2009 17:36

Modifié le mercredi 19 août 2009 02:45

Trbovlje

Trbovlje
Ville Slovéne de Trbovlje
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# Posté le mardi 18 août 2009 17:36

Modifié le mercredi 19 août 2009 02:45